Séjour Galibier. 12 au 19 JUIN 2021.

Qu'est-ce qui peut bien pousser des personnes normalement constituées, pour la plupart déjà en retraite, à vouloir suer sang et eau dans les plus hauts cols des Alpes, alors qu'ils pourraient être vautrés devant leur télé avec une clope et un apéro ? Mystère !

En tous cas, c'est ce qu'avaient choisi de faire une quinzaine de membres du club cyclo de Plouvien. Ils s’en sont allés en deux troupeaux (partie en fourgon, partie en camping-car) du 12 au 19 juin vers Modane et Aussois, à la frontière avec l’Italie. C’était quelques jours seulement après l'ouverture du Galibier et de l'Iseran, encore impraticables ces derniers jours, et alors que, par chance, un relatif déconfinement du satané Covid commençait enfin.

Une semaine dans un rustique centre de formation de la Croix Rouge pour onze d'entre nous, les autres dans un luxueux camping à 6 km de là (mais 600 mètres plus haut !). Comme disait souvent Dominique T., "il y a les uns... et les AUTRES !"

Etait-ce jouable ? Coach Bertrand nous avait mis en garde contre les difficultés mais nous avait concocté un programme de réjouissances depuis plusieurs mois : de longues sorties ponctuées de côtes qu'on croyait (quelle naïveté !) du même acabit que les cols alpins.

Arrivés le samedi soir avec 3 chauffeurs aguerris (Gérard, Dominique B. et Bertrand) nous sommes mis devant la triste réalité de notre âge, de notre poids et de nos limites dès le dimanche : rude montée vers Aussois le matin pour saluer les amis, au retour raidillon de 4 km à Bramans, frites à midi pour la santé, enfin montée du col d'Orgère (dont seuls deux d'entre nous arrivent à atteindre le sommet) l'après-midi. « Alors, les amis... on rigole moins ? », sourit Bertrand.

Bière et pétanque n'arrivent pas à réduire l'inquiétude générale pour, dès le lundi, attaquer le plus haut col routier d'Europe, classé hors catégorie au Tour de France : l'Iseran, 2770 mètres, 8,5 % de déclivité, ouvert à la circulation depuis 3 jours seulement. Pour rendre les choses encore plus compliquées, on avait, à Bonneval sur Arc, au pied du col, déjà 30 kms dans les pattes, dont la montée du col de la Madeleine.

Et, malgré tout, nous voilà partis vers 11H, sous le cagnard : 7 d'entre nous arrivent au sommet enneigé, atteint par une route parfois bordée de murs de neige de plusieurs mètres. Tous auront au moins tenté, certains devant renoncer avant la fin à cause de la fatigue ou des crampes. 

 Le mardi, repos, récupération et préparation pour le terrible Galibier du mercredi : pour une partie d'entre nous découverte en voiture du sommet de l'Iseran (où Claude photographie des marmottes), pour d’autres montée en vélo à la station de Valfréjus, retrouvailles pour tous à Aussois l'après-midi... et un petit France-Allemagne de foot le soir sur "grand écran".

Instruit des erreurs du lundi, chacun s'est mieux préparé pour essayer d'arriver le plus haut possible dans le terrible et mythique Galibier (2642 Mètres sur 18km). D'abord, on s'est retrouvé en fourgon à Saint-Michel de Maurienne, au pied du col du Télégraphe, qui servait de hors d'œuvre, ensuite chacun s’est programmé pour monter, pour monter en partie, ou pour ne pas monter ce premier col de 12 km....

Mais l'exploit du club cyclo, c'est que tout le monde sans exception a fini par arriver au sommet du Galibier, les meilleurs en deux heures, d'autres en deux heures et demi ou trois heures, certains plus encore, tous accueillis à l’arrivée par les applaudissements de ceux qui récupéraient de leurs efforts. Jean-Noël s'est même payé une chute à l'arrivée, sans conséquence... Photos-souvenir, suivies d'un pique-nique à ...14H30 et de l'achat de maillots floqués "Galibier ", des trophées qu'on portera dans certaines sorties de Plouvien lors des affreuses montées du Diouris ou de Stang-ar-Pont.

Après l'Iseran et le Galibier, tout le reste, c'était fromage et dessert : bien sûr, la montée des lacets de Montvernier le jeudi ce n'était pas de la tarte, pas plus que la victoire d'Hubert, Gérard et Jean-Noël à un historique concours de pétanque qui ne restera que dans leur mémoire...

Mais les Alpes, c'est comme les huitres : tant qu'on peut en avaler, on continue : d'où l'idée, pour le dernier jour, de monter deux nouveaux cols difficiles : le Mollard (pas le Crachat, Claude !) puis, pour les trois d’entre nous qui n'en avaient pas encore eu suffisamment, celui de la Croix de Fer, autre grand col du Tour de France, au départ de Saint-Jean de Maurienne. Une pure formalité...et un relâchement général au Mollard dans un cadre magnifique et reposant ; on y serait resté bien plus longtemps. Certains font la sieste, d’autres se baignent dans le plan d’eau ou rendent visite aux vaches en estive, de race Abondance.

Bravo et merci à tous pour leur implication : à Bertrand bien sûr, qui a jugé que ce serait dur mais jouable et qui nous a mis en condition pour réussir, à Monique, victime d'une chute quelques semaines avant le départ, et qui a parfaitement assuré l'intendance, à Gérard, qui a réparé la seule crevaison de la semaine- non aux tubeless !- et qui a survécu aux descentes vertigineuses, à tous les gars et les filles, qui ont surmonté la fatigue, la crainte de ne pas y arriver, la solitude dans la montagne, parfois la tentation de renoncer avant le sommet, et surtout qui ont toujours fait preuve (au moins en public…) d’une bonne humeur sans faille : un vrai plaisir !

Certes, on n’a pas battu les records de longueur ni de vitesse (un peu plus de 300 kms, mais avec 9000 mètres de dénivelé positif, une moyenne de 15-16 kms/heure avec des pointes à 6-7 kms/heure dans les raidillons) mais, finalement, ce fut une bien belle semaine, sans le moindre incident ni accident, et la pluie n'est apparue que sur le chemin du retour. Un seul point noir : à l'Albaron, où nous étions logés, il n'y avait que du beurre doux au petit déjeuner !!

Jean- Noël et Bébert, philosophes, l’ont rappelé : « profitons tant qu’on est jeune, car ça ne va pas durer ! ». Dès lors, tout le monde semble prêt à repartir l'an prochain : de nouveau dans les Alpes ? dans une autre partie des Pyrénées ? dans le Jura ou les Vosges ? une seule contrainte : qu'il y ait du beurre demi-sel au repas.

 Rédacteur Christian C , Photos transmises par Yvonne et Dominique 

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