Périgord première
Nous fûmes finalement vingt participants pour cette aventure périgourdine.
Sophie en fut privée par une appendicite scélérate la semaine précédant le séjour!
le départ s'est fait sous le soleil et le trajet s'est bien déroulé , chacun trouvant place dans
un des véhicules , les vélos suivant sagement dans les remorques.
on a tout de même été surpris en arrivant près du but, de la réduction de la largeur des routes,
nous demandant même parfois si le GPS ne nous emmenait pas dans des chemins à peine carrossables!
Eh oui, on découvrait les routes de là bas, bien différentes de nos belles routes bretonnes,
sauf bien sûr les "routes à Claude"!
Ah il aurait été ravi c'est sûr!
On finit par atteindre Cussac vers 18h et on cherche notre centre de vacances.
En fait on passe devant sans le voir!
C'est comme un quartier de la ville , mais caché derrière une devanture de bureau tabac!
Après s'être fait expliquer la configuration des lieux par le Directeur du Centre, nous garons
véhicules et remorques et prenons possession de nos gîtes, répondant tous à des noms d'arbres.
Il faut dire qu'on est au pays des des châtaigners et des anciens feuillardiers qui fabriquaient avec ce bois
les cerclages des tonneaux.
L'accueil est sympathique et Françoise et Tony qui nous précédaient sont ravis de nous présenter le site.
Les gites sont répartis au sein d'un espace arboré et bien abrité du soleil.
Après le mot d'accueil et les explications du directeur, agrémentées d'un petit film sur la région , nous passons
à table.
La salle est grande et le service assuré par un personnel sympathique.
L'eau et le vin coulent à volonté dans des fontaines , ce qui est appréciable en ces temps de sécheresse!
Ca ressemble au paradis quoi!
Des animations sont possibles en soirée et une salle de réunion est mise à notre disposition.
Mais nous préférons organiser une grande tablée en plein air sous les frondaisons pour nous adonner à
nos libations vespérales apéritives.
Ce sera notre notre point de réunion quotidien.
Dimanche matin , c'est l'heure de la première sortie.
Après le petit déjeuner prestement avalé , tout le monde se retrouve près du portail donnant sur la rue.
Parcours Homme ou femme au choix, mais de toute façon il y aura du dénivelé au programme!
900 m pour les hommes sur un parcours de 64km
650 m pour les femmes pour 45 km!
Nous voilà lancés dans la fraîcheur matinale et effectivement ça commence par une séance de toboggan
suivie rapidement par une montée costaude et ça enchaîne comme cela sans arrêt jus.qu'à Rochechouart et son
magnifique château.
Gégé s'inquiète déjà pour sa batterie!
Il n'y a pas de plat dans ce pays , à l'exception de quelques voies vertes que nous découvrirons plus tard!
Par contre il n'y a pratiquement pas de voitures et ça c'est plutôt bien.
C'est vrai qu'il n'y a pas beaucoup d'habitants au km2 et que c'est davantage peuplé par les vaches et les chiens!
Bertrand aurait beaucoup aimé les vaches , nous on se méfiait un peu des chiens.
Tout le monde s'est retrouvé à midi pour une pause repas bien méritée , se demandant si on aurait la force de retourner
l'après midi qui s'annonçait bien chaud!
Après Sereilhac on allait connaître Sauvagnac .
En plus de leur goût prononcé pour les noms en "ac" ils aiment bien aussi les lieux dits aux noms évocateurs
comme l'Elysée, le panthéon , mais aussi la Barbarie , ce qui est assez dépaysant pour des bretons habitués
aux "ker" et aux "plou".
Mais on y rencontre aussi des personnages insolites comme ce cycliste au nom à consonnance russe
qui nous tape la causette à un stop au sortir de la Barbarie justement.
Il nous accompagne et nous explique qu'il connaît bien la région et peut nous conseiller pour nos sorties
et tout et tout...
C'est un personnage haut en couleur qui va nous coller un peu aux chaussures comme un sparadrap!
Mais on ne le sait pas encore au premier abord.
La suite au prochain numéro...





















