Au programme le matin :le pico Gorramaquil qui culmine à 1090 m après 20 km d’ascension en passant à nouveau par le col d’Otxondo qu’on connaît bien.
L’après midi : Quartier libre , rando cool à vélo pour visiter des villages pittoresques ou plage ! Ils annoncent en effet une très belle météo , enfin estivale : 28 degrés !
Chacun scrute avec un peu d’appréhension la météo qui varie heure par heure ! On part pour la journée en terre espagnole.
Plusieurs circuits nous sont proposés selon les appétits de chacun. Direction ELIZONDO dans la région de Baztan , terre de Dolores Redondo, romancière assez connue qui a écrit notamment « trilogia del Baztan » dont l’action se déroule à Elizondo !
Ce mardi matin , nous décidons d’aller voir la mer et de faire la route de la corniche qui va de St Jean de Luz à Hendaye.
Le temps semble à peu près correct et nous partons confiants.
Pour une fois le trajet est plutôt plat et nos jambes apprécient ce répit. Nous arrivons bientôt en vue de Ciboure , petit port tout prêt de St Jean de Luz. Le chant des grenouilles dans le marais salue notre passage et nous faisons halte à la citadelle de Socoa pour admirer le paysage .
Le ciel se fait plus menaçant et la Rhune disparaît dans un manteau de nuages noirs et menaçants.
En ce lundi matin du 10 juin , nous étions loin de nous douter du menu que nous avait concocté Bertrand.
On avait les données de base : 116 km et environ 2300 m de dénivelé.
Nous enfourchons nos montures et attaquons vaillamment les premières pentes qui s’offrent à nos destriers, pour atteindre bientôt la frontière espagnole. OOH !
Nous hésitons sur le chemin à prendre devant un portail où la route semble s’arrêter ! Nous suivons l’étendard de Dominique qui s’engage vaillamment dans la passe.
Après un arrêt pour ferrer une monture (traduire crevaison), nous nous élançons sur une route , que dis je , une piste qui ne tarde pas à se cabrer devant nous pour soudain nous tendre un piège sous la forme d’une portion traîtresse en béton rainuré en plein virage dans une pente à 17 % ! Certains passeront (les vttistes), d’autres chuteront ou mettront pied à terre avant de retrouver un peu plus loin une zone propice d’où ils pourront repartir pour achever cette montée diabolique !
Nous n’étions pas au bout de nos surprises.
En effet la descente s’avéra tout aussi périlleuse, sur un revêtement qui mit nos nerfs et nos montures à rude épreuve (n’est ce pas Hervé ? ), croisant au passage des ânes et autres animaux bêlants nous laissant un cortège de déjections que nous devions éviter au prix d’une conduite tressautante et souvent instinctive, tirant sur les rênes pour freiner nos destriers.
Après ce menu éprouvant , c’est presque avec délice que nous retrouvons le bitume civilisé qui nous accompagne dans la montée vers le col d’Ispéguy que tout le monde gravit avec ravissement !
les gars au col d'Ispeguy
Après la photo, la descente pour rejoindre notre lieu de pique nique à St Etienne de Baïgorry fut vite avalée au galop léger.
Nous attendait une magnifique aire de repos bien abritée que nos collègues en carrosse nous avait trouvée.
Il y avait en particulier un magnifique pont Romain qui enjambait la Nive.
La panse bien garnie , nous reprenons notre périple, direction Irouléguy puis Saint Jean pied de port.
C’est pratiquement plat pour le retour nous avait dit Bertrand , on va longer la Nive ! Confiants , nous enfourchons nos montures pour conclure cette chevauchée. Mais bien vite les premières difficultés se dressent devant nous et nous obligent à éperonner vigoureusement nos destriers pour franchir le Pas de Roland.
De véritables montagnes russes se succédaient à un rythme effréné et bien vite nous fûmes en quête d’un estaminet pour étancher notre soif ! Nous dûmes cependant ronger notre frein pour cause de fermeture de plusieurs stations d’abreuvage.
Nous débouchons enfin sur sur un relais surplombant la Nive. Deux manants que nous interrogeons à ses abords nous confirment qu’il est ouvert. Qu’elle fut bonne cette bière dégustée sous une glycine centenaire !
Sous la glycine
Après cette halte salutaire , nous étions prêts à terminer notre chevauchée, non sans avoir admiré la Nive à Itxassou, esquivé la montée d’Espelette grâce à notre pisteur Alain , filé voir la Nivelle à Ainoha, et fait silence à Cherchebruit, heureux de rejoindre enfin notre écurie.
Ce fut selon les dires de certains d’entre nous la journée la plus dure qu’ils aient jamais connue sur un vélo.
Jour 1 : Comme les pros : on joue à dix de chute !
C’est dimanche et nous ouvrons nos fenêtres sur un ciel peu engageant.
Au petit déjeuner, pourtant la décision est vite prise : ON ROULE ! On est quand même venus pour ça !
Et nous voilà sur le bitume trempé, attentifs aux voitures qui nous semblent bien nombreuses pour un dimanche matin.
Elles se dirigent comme nous vers la frontière espagnole pardi ! Il y a même un car que l’on laisse passer respectueusement dans la montée du col d’Ibardin et qui nous gratifie d’un coup de klaxon amical.
La montée s’est plutôt bien passée pour tout le monde . Au sommet on aperçoit les magasins ouverts à la frontière et les stations essence, ce qui explique cette affluence de voitures.
Nous entamons la descente qui s’avérera moins amicale et plus périlleuse car elle enverra trois de nos collègues caresser le bitume , heureusement sans gravité.
Chacun reprend la route après avoir pris soin des blessés , mais l’heure est à la prudence !
Gégé lui n’a rien vu de tout cela et caracole devant , se demandant en bas ce qu’on peut bien fabriquer !
Regroupement général dans la localité de Xantelerreka(prononcer :chanter l’eurêka) ,briefing avec les filles et on repart ...
sous la pluie.
Un peu perdus et perplexes sur le chemin que nous propose le parcours GPS (bretelle en sens interdit), nous voyons arriver une voiture de la Guardia civil qui s’arrête devant notre groupe. Il nous conseille un itinéraire plus sûr et nous repartons direction Etchalar avant d’attaquer la dernière montée (7,5 km) traversant les localités au nom pittoresque de Lakain Apezborro et Gorosurreta.
La descente se fera toujours prudemment et c’est avec soulagement que nous rejoignons le camp de nos amis camping caristes pour savourer une bière et raconter nos péripéties de la matinée avant de regagner notre table au VVF.
Revigorés nous repartons car l’après midi s’annonce plus clément côté météo. Direction la route des cimes pour un périple de 57 km.
Nos blessés du matin sont passés par l’infirmerie et tout le monde semble d’attaque.
St Pée sur Nivelle ,Ustaritz ,Cambo les bains (pause fraîcheur) puis Espelette et d’autres villages aux noms impossibles à retenir sont avalés allègrement sous nos coups de pédale. Notre périple se terminera finalement presque sous le soleil, non sans avoir franchi quelques côtes épicées du côté d’Espelette.
Après l’apéro sur le balcon de Monique et Christian , on se retrouve à notre table en espérant que la météo du lendemain sera bonne car c’est journée pique nique et le menu s’annonce corsé !